Voyage de la certitude

Épisode 43 – 99 % des scientifiques soutiennent-ils l’évolution ?

Que recouvre le chiffre de 99 % souvent cité ? Témoignages universitaires, pressions et financements sont examinés dans cet épisode sur l’évolution.

Que la paix soit sur vous.

Introduction : le chiffre de 99 % et la falsification de la réalité

Le 2 décembre 1991, des élections « libres » furent organisées dans un pays arabe frère, pour savoir si le peuple souhaitait renouveler le mandat de Son Excellence le Président. Bien sûr, Son Excellence n’avait aucun concurrent : l’électeur devait simplement se prononcer pour ou contre lui. Résultat : Son Excellence remporta l’élection avec 99,99 % des voix.

Avec la même méthode et la même crédibilité, on entend que 97 %, 98 % ou 99 % des scientifiques occidentaux soutiennent la théorie de l’évolution. C’est ce qu’affirment des sites scientifiques favorables à ce mythe, et que certains répètent.

Le Dr Nidhal Guessoum dit : « Pourquoi, disons, 98 % ou 99 % des scientifiques du monde — biologistes et autres, chimistes, physiciens, astronomes — acceptent-ils cette théorie et en sont-ils absolument convaincus ? »

Le Dr Adnan Ibrahim ajoute : « Une enquête menée en 1995 indique qu’environ 99,85 % sur 100 %, autrement dit presque 100 %, à très peu près… 99,85 % des géologues et biologistes américains soutiennent la théorie de l’évolution. »

Certains répètent donc ces pourcentages comme une preuve de la validité de la théorie : puisque la communauté scientifique occidentale, caractérisée par une liberté absolue, l’intégrité et la neutralité scientifiques, est presque entièrement convaincue, la théorie serait forcément vraie. Découvrons quelques faits documentés qui vont vous surprendre et bouleverser cette image idyllique ! Je vous raconterai ensuite mon expérience personnelle de la liberté d’exprimer sa position sur l’évolution dans l’université américaine où j’ai étudié.

Le film « Expelled » et la répression des opposants

Commençons par le film « Expelled », c’est-à-dire « Les Expulsés », dans lequel l’avocat juif américain Benjamin Stein, dit Ben Stein, interroge des docteurs et des chercheurs renvoyés de leur travail et privés de financements scientifiques pour avoir simplement mis en doute la « théorie de l’évolution ». Allons-nous tenir tout ce qui s’y trouve pour acquis ? Bien sûr que non, mes frères. J’ai vérifié les récits du film et consulté les réponses des partisans de la théorie pour faire la part des choses.

Pour comprendre les entretiens, retenez le terme « dessein intelligent », qui revient souvent. Il signifie que l’univers et la vie ne sont issus ni du hasard, ni de processus aléatoires, ni d’une sélection aveugle, mais qu’ils supposent nécessairement un concepteur.

Licenciements et pressions contre les scientifiques

  • Le Dr Richard von Sternberg : spécialiste de biologie évolutive, il était rédacteur d’une revue scientifique du musée national d’histoire naturelle du Smithsonian. Il publia un article du Dr Stephen C. Meyer présentant le dessein intelligent comme une explication possible de l’origine de la vie. Son chef de département le qualifia alors de terroriste intellectuel, parce qu’il avait accordé une certaine crédibilité au dessein intelligent. On le chassa de son bureau, on enquêta sur ses appartenances religieuses et politiques et on le poussa à démissionner ; ou, au minimum, selon la version des partisans du mythe, son contrat de chercheur associé à l’institut ne fut pas renouvelé, mettant fin à sa carrière scientifique. Il publiait des recherches ; ensuite, plus de poste et plus de recherches, parce qu’il avait osé publier un article portant atteinte au caractère sacré de Son Excellence le Mythe.

  • La Dre Caroline Crocker : spécialiste d’immunopharmacologie à l’université George-Mason. Elle évoqua le dessein intelligent dans un cours de biologie cellulaire. Son chef de département la convoqua et lui dit : « Vous ferez l’objet de mesures disciplinaires. » À la fin du semestre, elle perdit son emploi. Elle essaya de trouver un autre poste, mais eut l’impression d’avoir été placée sur une liste noire par le lobby de l’évolution et son vaste réseau : personne ne l’embauchait. Les partisans du mythe répondent qu’elle avait trouvé un emploi dans un établissement d’enseignement supérieur de proximité. Je ne vais pas retracer la vie de chacun, mes frères ; il suffit de savoir que son opposition au mythe lui a nui dans sa carrière universitaire.

  • Le Dr Michael Egnor : neurochirurgien et professeur d’université. Un jour, il osa écrire que les médecins n’avaient pas besoin d’étudier l’évolution, en réponse à un article de ses partisans. Le lobby darwiniste l’attaqua et l’intimida à coups d’insultes grossières. Les appels affluèrent à la direction de son université pour suggérer qu’il était temps de le mettre à la retraite.

  • Le Pr Robert J. Marks II : professeur de génie électrique à l’université Baylor. Lorsque l’université découvrit le rapport entre ses recherches et sa conviction en faveur du dessein intelligent, elle le contraignit à restituer la subvention qui lui avait été accordée. Elle ferma aussi sa page de recherche sur son site, l’empêchant ainsi de solliciter d’autres organismes pour financer ses travaux.

  • Le Dr Guillermo Gonzalez : astronome à l’université d’État de l’Iowa, il se distinguait par ses travaux, publiés dans de grandes revues comme Nature, Science et Scientific American. Un jour, il osa publier « La Planète privilégiée », un livre affirmant que la Terre existe par une volonté attentive. Il fut renvoyé de l’université d’État de l’Iowa en 2005 et donna ce conseil à ceux qui envisageraient d’oser affirmer que l’univers existe par une volonté attentive. Pendant huit ans, il resta exclu de l’enseignement et de la recherche universitaires : aucune université n’osait l’embaucher. Il fut enfin accepté à l’université Ball State, ce qui déchaîna le lobby darwiniste. Mais le Dr Gonzalez s’engagea à ne pas enseigner le dessein intelligent dans ses cours, et l’université annonça qu’elle le surveillerait pour s’assurer qu’il n’en reparlerait plus, comme le rapporte Science. Enfin, cet homme s’est repenti ! Il ne dira plus que l’univers existe par une volonté attentive. Il ne contestera plus l’idée d’un univers né du hasard aveugle, sans fin, sans objectif ni auteur. Donnez-lui donc une chance !

Après tout cela, ne vous étonnez pas d’apprendre que plusieurs scientifiques ont refusé de montrer leur visage dans « Expelled », de peur de perdre leur poste. Ce ne sont que quelques extraits de ce film : « Expelled : l’intelligence n’est pas admise ». Ne soyez pas intelligent ! Inclinez-vous devant Son Excellence le Mythe sacré. Ne suggérez même pas que l’univers a été produit par une intention et une volonté. Sinon, voici ce qui vous attend : renvoi de l’université, éventuelle impossibilité d’être recruté ailleurs, arrêt des financements et des promotions, diffamation, critiques, attaques, moqueries et accusation de terrorisme intellectuel. Ce sont les tribunaux d’inquisition du mythe, qui rappellent ceux de l’Église.

La liberté d’expression dans les milieux scientifiques et universitaires

Je m’interrogeais : les chimistes savent que plus de 90 éléments naturels ont été découverts. Leurs neutrons et protons sont disposés dans des noyaux aux dimensions précises, qui attirent les électrons dans des orbitales aux dimensions nécessaires. Ces éléments réagissent selon des lois chimiques précises pour former les composés qui constituent les organismes vivants. Comment ces scientifiques peuvent-ils croire les absurdités de l’évolution ?

Écoutons la réponse du Pr James Tour, de l’université Rice, au sujet de la liberté intellectuelle d’exprimer sa position sur la « théorie de l’évolution ». Il est professeur de chimie, de nano-ingénierie et d’informatique. Thomson Reuters l’a classé parmi les dix meilleurs chimistes du monde pour ses réalisations remarquables. Il compte plus de 650 publications et plus de 120 brevets.

Le Dr James dit… Voilà donc ce qu’il nous explique : celui qui ne comprend pas comment les substances organiques se constituent chimiquement « comprend » l’évolution ; autrement dit, on le trompe plus facilement avec des formules comme : « Les atomes se sont assemblés par hasard pour former les acides aminés », ou : « Le matériel génétique s’est assemblé par hasard. » James dit au contraire : « Moi qui connais bien la synthèse organique, je ne comprends pas l’évolution. » C’est une manière de dire que ceux qui comprennent la chimie trouvent l’évolution absurde. Mais si elle est si absurde, pourquoi les grands spécialistes ne la rejettent-ils pas ? James nous l’explique : un professeur de cette envergure échange à voix basse avec de grands chimistes, mais tous ont peur de déclarer publiquement qu’ils ne sont pas convaincus par le mythe de l’évolution.

Nous avons parlé de l’intimidation que subissent les biologistes, astronomes, ingénieurs et chimistes qui contestent le mythe. Qu’en est-il des géologues ? Le chercheur Michael Cremo rapporte des cas d’intimidation et de licenciement de chercheurs ayant fait des découvertes géologiques contraires aux scénarios et estimations du mythe de l’évolution. Ainsi, la Dre Virginia Steen-McIntyre publia des résultats totalement contraires à ce mythe, qui confirmaient ceux de nombreux chercheurs avant elle. Les partisans du mythe l’attaquèrent et elle fut renvoyée de son université. Elle écrivit au rédacteur de Quaternary Research pour dénoncer l’hostilité aveugle de chercheurs refusant tout résultat contraire à leur doctrine darwiniste. Vous trouverez d’autres faits dans cette vidéo de nos frères des « Chercheurs musulmans », intitulée : « Michael Cremo dévoile les manipulations sur l’âge des êtres vivants et de l’être humain ».

Le professeur de droit Phillip E. Johnson, autrefois athée et partisan du mythe, puis convaincu de la création, répond à la question : pourquoi la plupart des scientifiques ne manifestent-ils pas leur rejet de la théorie de l’évolution ? Il répond… Si telle est la situation dans les universités, qu’en est-il des écoles ? Les élèves américains n’apprennent-ils pas à penser librement, à remettre en question chaque idée et chaque croyance ? Voyons cela.

La répression de la liberté de pensée à l’école

La Louisiane décida que les élèves apprendraient à l’école qu’il existe deux explications de la vie : la théorie de l’évolution et la création. En 1987, la Cour suprême des États-Unis jugea cette loi contraire à la Constitution, qui garantit la liberté de croyance. Autrement dit, le mythe de l’évolution fut considéré comme une science, et la création comme une religion qu’il est interdit d’enseigner. Les opposants au mythe évitèrent alors le mot « création » et proposèrent celui de « dessein intelligent ». Réfléchis donc, élève : cet univers et cette vie sont-ils nés du hasard aveugle, ou supposent-ils nécessairement un auteur qui agit en connaissance de cause ? Peu importe ici qui est cet auteur, le nom qu’on lui donne ou si on l’adore. Voyons la réaction de la justice américaine.

Le film « Le Jour du procès », produit par des partisans du mythe de l’évolution, raconte les événements de Dover, en Pennsylvanie. Le conseil d’administration d’une école, élu par les parents d’élèves, décida d’ajouter aux programmes un livre exposant une autre position : l’univers et la vie ne sont pas nés du hasard. Les élèves liraient donc que la théorie de l’évolution n’est pas une vérité absolue et qu’elle comporte des défauts. Certains enseignants et parents s’emportèrent et poursuivirent le conseil devant la justice américaine. Oui, devant la justice ! Le juge John E. Jones III instruisit l’affaire, qui dura plusieurs mois. Les Américains suivaient attentivement ce combat entre les partisans du mythe et leurs adversaires : son issue déterminerait ce que de nombreuses écoles pourraient ensuite faire.

Le 20 décembre 2005, Jones rendit sa longue décision, dans laquelle on pouvait lire : « Nous concluons qu’il est anticonstitutionnel d’enseigner le dessein intelligent comme une alternative à l’évolution dans les classes des écoles publiques. » Dans un entretien, il justifia sa position ainsi : « Si vous enseignez des déchets aux enfants, vous obtiendrez des déchets. » Plus d’un million de dollars de dommages-intérêts furent aussi accordés aux parents et à leurs avocats pour le préjudice causé par ceux qui avaient essayé d’enseigner le dessein intelligent. Pourtant, personne ne les avait imposés : les parents eux-mêmes les avaient élus. Après cette décision, le magazine américain TIME choisit Jones parmi les cent personnalités les plus influentes de l’année.

Quelqu’un va encore dire : « Vous voyez un complot partout ! » Appelez cela un complot ou autrement, comme vous voulez. Mais lorsqu’un système complet et un lobby s’empressent d’écraser les opposants au darwinisme et d’honorer et de récompenser ses soutiens, notre question demeure : est-ce un climat de liberté, ou un climat où Son Excellence le Président remporte 99,99 % des voix ?

Dans le même documentaire, on parle d’une affiche favorable au mythe, apportée par un élève, arrachée du mur puis brûlée par des inconnus, exactement comme on parlerait d’un portrait de Son Excellence que l’on aurait brûlé ou renversé. Imaginez combien un enseignant réfléchira et hésitera ensuite avant de simplement suggérer que l’univers et la vie ont un Créateur ! Si la simple remise en cause du hasard et de l’aléatoire, l’idée générale d’un dessein intelligent derrière cet univers, entraîne la dissolution du conseil, le jugement de ses membres comme des accusés et des amendes exorbitantes, que se passerait-il si l’on disait « création » et « Créateur » ? De même, en Grande-Bretagne, on a imposé aux écoles indépendantes d’enseigner le mythe de l’évolution. Voilà le climat de liberté dans les écoles occidentales.

Imaginez que l’on inculque aux enfants que Son Excellence le Président est la source de tout bien existant ou possible, et que les générations grandissent ainsi. Puis un petit malin vous dit : « Son Excellence a forcément raison, puisque 99 % des gens l’aiment ! »

Aux États-Unis, on demande aux élèves, en cours de biologie : « Pensez-vous que l’être humain continue d’évoluer ? », comme dans le manuel Holt Biology. Il faut répondre soit : « Oui, il évolue encore », ce qui reconnaît le mythe ; soit : « Non, il a cessé d’évoluer », ce qui le reconnaît aussi, puisqu’il aurait évolué puis cessé de le faire. Et si l’élève ne veut pas admettre que l’être humain ait évolué au départ ? Non, non : il ne vous est pas permis de penser ainsi ! Sous quel titre trouve-t-on pourtant cette question stupide ? « Pensée critique » ! Voilà comment le lavage de cerveau darwiniste ôte aux élèves leur capacité de penser librement.

Une liberté d’expression à deux vitesses

Pendant mon doctorat, j’ai rencontré un frère d’origine pakistanaise, Hassan Khan, qui étudiait à l’université Rice. Son enseignante de lettres avait choisi « La Divine Comédie », un livre contenant des illustrations haineuses contre notre Prophète, paix et bénédictions sur lui. Elle montra aussi aux étudiants une vidéo complète d’un rapport sexuel entre un homme et une femme, dans le cadre du cours de littérature. Hassan protesta et déposa une plainte auprès de l’université. L’enseignante, soutenue par les étudiants, répondit que tout cela relevait d’une liberté garantie par la Constitution américaine. La liberté ! La liberté de se moquer de Dieu et de Ses prophètes ! La liberté d’encourager toutes les turpitudes sous le nom de « liberté sexuelle », jusqu’à distribuer des préservatifs dans les écoles ! La liberté de l’homosexualité ! La liberté d’enseigner aux enfants et aux étudiants que l’univers est né du hasard et de processus aléatoires ! Mais pas la moindre liberté de les inviter à réfléchir : « Élèves, réfléchissez ! Tout ce qui existe n’indique-t-il pas un auteur qui l’a créé par une intention et une volonté ? » Il faut au contraire tarir les sources du terrorisme intellectuel en éliminant toute tentative de former une génération qui se rebellerait contre Son Excellence le Mythe. Voilà l’esclavage de notre époque, et ils se croient libres !

Les incitations à soutenir le mythe

Nous avons beaucoup parlé d’intimidation, mes frères. Y a-t-il aussi des récompenses pour qui s’incline devant Son Excellence le Mythe ? Bien sûr ! Imaginez un concours où des poètes rivalisent d’éloges pour Son Excellence le Président, avec un million de dollars d’argent public pour le gagnant. L’un peut décrire la nature dans de beaux vers, puis conclure : « Notre ciel ne se serait pas élevé, notre terre ne se serait pas étendue et notre univers n’aurait pas existé sans toi, ô souverain ! » Il faut absolument glisser le nom de Son Excellence à la fin.

Il se passe la même chose dans la recherche scientifique, comme nous l’avons vu dans l’épisode « Sous le règne de Son Excellence le Mythe ». Lorsque de grandes organisations telles que la NASA et la NSF annoncent des subventions sur l’origine de la vie, elles partent de l’évolution comme d’un fait acquis. Il y a eu évolution, sans doute ni discussion ; mais quelle forme d’évolution ? Qui veut bien chercher la réponse, moyennant une subvention ? Quel était son montant en 2017, par exemple ? Huit millions de dollars. De quoi faire saliver les chercheurs et les pousser à rivaliser pour l’obtenir. Nature annonce une autre subvention de plus de huit millions. Pour quoi faire ? Pour étudier comment modifier la théorie de l’évolution. L’évolution elle-même est acquise ; seule sa forme reste à déterminer. Mais si un chercheur voulait démontrer que le mythe entier est faux, recevrait-il la moindre part des financements des grandes institutions ? « Non, on n’a pas besoin de toi ! Comment es-tu encore là ? Quelle université t’accueille donc ? Que nous nous jetions sur elle pour qu’elle te renvoie ! »

Mon expérience personnelle dans une université américaine

Je me souviens qu’en 2001, pendant mon doctorat de pharmacologie moléculaire à Houston, aux États-Unis, l’un des cours portait sur la pharmacologie biochimique. Il détaillait les phénomènes touchant le matériel génétique de manière fascinante et magnifique. Pendant un cours, je dis à l’enseignant et aux étudiants : « Je n’arrive pas à concevoir qu’un imbécile puisse croire que tout cela est arrivé par hasard ! » L’enseignant s’emporta et nous eûmes une vive discussion. À la pause, il me prit à part : « Eyad, je ne peux pas imaginer que tu retournes en Jordanie sans enseigner la théorie de l’évolution ! Si tu n’y crois pas, tu es dangereux pour la communauté scientifique. » Celui qui refuse le mythe est dangereux ! Voilà comment on menace et réprime ceux qui rejettent Son Excellence le Mythe, avant de vous parler des 99 %.

La falsification de la science et les programmes des lobbys dominants

Nous avons vu ensemble, dans « Falsifier la science : l’homosexualité comme exemple », comment on criminalise la critique des homosexuels et les chercheurs qui essaient de corriger l’orientation psychologique homosexuelle. Nous avons consulté les directives de l’Organisation mondiale de la santé et de l’organisation américaine de santé contre l’homophobie : elles ressemblent exactement aux directives de lutte contre le terrorisme et demandent aux établissements d’enseignement d’ancrer l’acceptation de l’homosexualité. Nous avons vu comment toute recherche contraire est réprimée, notamment avec le cas du Dr Robert Spitzer. Tout cela montrait sans le moindre doute que la liberté et la neutralité de la recherche américaine ne sont qu’un mythe risible, et que la science expérimentale sert à imposer les programmes politiques des lobbys dominants. Pourquoi s’étonner ensuite que les adversaires du mythe de l’évolution subissent une lutte semblable ?

Après tout cela, mes frères, parler du pourcentage de scientifiques favorables à l’évolution devient aussi risible que d’affirmer que 99,99 % des gens soutiennent Son Excellence le Président. Dans un tel climat d’intimidation, ces pourcentages ne signifient rien.

Réfutation de l’affirmation des 99 %

Les mensonges sur les pourcentages

Voilà le premier point. Deuxièmement, ceux qui répètent ces chiffres et leurs perroquets arabes les empruntent aux sites favorables au mythe. Nous avons vu à maintes reprises que ses partisans n’hésitent pas à mentir pour soutenir Son Excellence. Il suffit de rappeler le mensonge des 99 % de similitude entre les génomes de l’être humain et du chimpanzé, dans « Le tricheur ». Malgré cela, certains des nôtres restent éblouis par ces chiffres, les répètent dans les rencontres et s’en servent pour renoncer à leur jugement et à celui de leurs auditeurs, afin de les convaincre des absurdités du mythe.

Si ses partisans annoncent que 97 % ou 99 % des docteurs le soutiennent, nous ne les croyons pas. Nous leur disons d’abord : « Parlez du pourcentage de scientifiques qui affichent leur soutien au mythe, par peur, par intérêt, par conviction ou pour fuir l’existence d’un Créateur vers n’importe quelle autre solution, aussi absurde soit-elle. Ne parlez pas de scientifiques qui le soutiennent, qui en sont convaincus ou qui y croient. Et même sur ce pourcentage-là, vous mentez. »

L’existence d’une importante opposition scientifique

Malgré toute cette intimidation intellectuelle, de nombreux docteurs s’opposent publiquement au mythe et supportent les pressions qu’ils subissent. Certains ont signé une liste connue sous le nom de « Dissidence scientifique du darwinisme », qui commence ainsi : « Nous doutons de la capacité des mutations aléatoires et de la sélection naturelle à expliquer la complexité de la vie. Un examen attentif des preuves de la théorie darwinienne doit être encouragé. »

Cette liste comprend de nombreux grands chercheurs, tels James Tour et Philip Skell, issus d’universités connues comme Harvard, Rice, Cambridge et Oxford. Ils ont réussi à s’imposer par leur excellence scientifique malgré l’intimidation des hommes de main du mythe. Leur opposition ne les avantage pas lors d’un recrutement. Ils ne vont pas l’afficher pour obtenir un poste universitaire ou les appuis des lobbys. Ils compensent cela par la qualité de leur travail et de leurs recherches, dont les institutions tirent un bénéfice financier et une bonne réputation. C’est aussi un message aux étudiants musulmans : consacrez-vous pleinement à vos études ! Et aux spécialistes : appliquez-vous à votre métier et maîtrisez-le ! Vous pourrez ainsi mieux vous imposer, défendre votre croyance et devenir difficiles à ignorer ou à marginaliser.

Il faut ajouter le rôle de la puissante institution ecclésiale américaine, partagée entre ceux qui s’accommodent du lobby darwiniste et ceux qui le combattent. Elle a elle aussi ses budgets et son influence, qui offrent un espace aux universitaires opposés au mythe. Oui, de nombreux docteurs déclarent donc le rejeter et publient des recherches sur ce sujet. Cela répond aussi à certains de nos jeunes, victimes du mythe, qui répètent malheureusement comme des perroquets : « Si vous contestez scientifiquement l’évolution, rédigez une étude et publiez-la dans une revue scientifique ! » Comme s’ils avaient consulté ce qui est déjà publié !

Malgré le manque de neutralité et la domination du lobby darwiniste, il existe de nombreuses études évaluées par les pairs qui déclarent rejeter l’évolution et affirment que cet univers suppose un dessein et un concepteur. Le site Discovery.org, par exemple, en répertorie des centaines, publiées dans des revues de réputation internationale, avec un résumé de chaque étude. Celui qui répète comme un perroquet les propos des parrains du mythe aurait honte de lui-même s’il lisait ces recherches et mesurait l’immense travail accompli. Il existe aussi des dizaines d’ouvrages scientifiques critiques, souvent écrits par des titulaires de doctorats dans leurs disciplines. Tout cela se trouve dans ce monde occidental qui fascine certains de nos jeunes. Je n’ai pas encore parlé des scientifiques musulmans, de leurs propres productions et contributions, eux aussi opposés au mythe.

Au passage, mes frères, pour ma part — et je pense que beaucoup de mes frères spécialistes sont de mon avis — je ne signe pas cette pétition. Nous ne « doutons » pas de la capacité des mutations aléatoires et de la sélection naturelle à expliquer la complexité de la vie, comme le dit le texte : nous sommes certains que c’est l’idée la plus stupide et la plus absurde de l’histoire.

Un conflit durable et la position des musulmans

Le combat continue. Dans plusieurs pays, les partisans du mythe recensent les écoles qui s’y opposent et croient à la création. Ils les placent sur une « liste de la honte » et les localisent afin de les prendre pour cible, de mobiliser contre elles et d’obtenir des lois pour les arrêter. C’est une véritable guerre. Nature, la célèbre marraine du mythe, surveille tout pays autorisant l’enseignement de la création et parle de capitulation devant les créationnistes. Certains non-musulmans tiennent une position ferme : ils préfèrent quitter leur emploi plutôt que d’enseigner un mythe faux, contraire à leur raison, à leur savoir et à leur foi. Pendant ce temps, nous voyons malheureusement des enseignants se réclamant de l’islam enseigner ces absurdités dans des écoles internationales pour garder leur poste. Ils aiment moins la religion vraie que ces autres personnes n’aiment leur religion altérée.

Conclusion : l’importance de la preuve, non du nombre

Nous avons donc montré l’intimidation exercée dans la communauté scientifique par le lobby du mythe. Quand on oblige les écoles à attribuer tout mérite à Son Excellence et à laver les cerveaux dès l’enfance, quand ses opposants perdent de nombreuses possibilités d’emploi et risquent même un procès, et quand on attire les chercheurs par des financements à condition d’insérer son nom, parler du pourcentage de ses soutiens n’a plus aucune valeur. Nous avons aussi montré ce que vaut l’affirmation selon laquelle ses adversaires ne seraient que des groupuscules négligeables dans le monde scientifique. En février 2006, l’AAAS publia une déclaration disant : « Presque plus personne qui compte ne s’oppose à la théorie de l’évolution. » Ou bien on vous fait croire qu’il n’existe aucune publication scientifique détaillée, évaluée par les pairs, qui réfute le mythe.

Reste le point essentiel : « Comment rejeter une théorie soutenue par 99 % des scientifiques ? » On m’opposait cette question à chaque nouvel épisode. J’ai pourtant délibérément attendu d’avoir publié vingt-deux épisodes d’analyse scientifique précise avant d’y répondre. Je voulais vous dire : nous ne sommes ni des perroquets ni des algues à la marge de la science, qui regardent où vont les autres pour les suivre. Si vous estimez et respectez votre intelligence, examinez la preuve, au lieu d’imiter une opinion selon le nombre de ses adeptes. Nous n’allons pas conclure, comme certains le font malheureusement : « 97 % soutiennent l’évolution ; son acceptation augmente donc avec le niveau de diplôme. Que dois-je faire ? Y croire aussi, pour acquérir ce prestige et rejoindre les rangs des scientifiques ! »

J’ai différé cette réponse pour que vous voyiez la vérité par ses preuves. Ensuite, quelle que soit la proportion des partisans du mythe, elle ne fera qu’accroître notre étonnement devant l’aveuglement dont Dieu frappe ceux qui se détournent de Lui, au point de ne pas voir le soleil levé. Que perd le soleil éclatant du matin, dans le ciel, si celui qui n’a pas de vue n’aperçoit pas sa lumière ?

Lorsque la vérité est si claire, le déni de celui qui la rejette n’a aucune valeur, quels que soient ses diplômes. Reconnaître la vérité demande un cœur sain et une âme pure, pas seulement de l’intelligence. Dans « Le dieu bouche-trou des athées », nous avons vu comment ces « scientifiques » persistent à nier le Créateur à tout prix, suivant leurs passions et les complexes hérités de l’Église et d’une religion altérée. Si je m’estime et respecte mon intelligence, je ne la louerai pas à des gens dirigés par leurs complexes. Leur déni est au contraire une autre preuve de la puissance du Créateur, qui dit : « Vois-tu celui qui prend sa passion pour sa propre divinité ? Et Allah l’égare sciemment et scelle son ouïe et son cœur et étend un voile sur sa vue. Qui donc peut le guider après Allah ? Ne vous rappelez-vous donc pas ? » (Coran 45, 23).

Voilà pourquoi nous avons reporté cet épisode. Le pourcentage de scientifiques favorables ou opposés n’est ni une preuve ni un argument que nous invoquons. L’appel au nombre est un sophisme logique bien connu ; laissons les sophismes à ceux qui mettent leur intelligence en location et à ceux qui la louent. Nous avons seulement évoqué ce chiffre pour dire, au passage, qu’il est mensonger et dénué de sens. Au vu des faits exposés dans les épisodes précédents, l’expression « pourcentage des scientifiques favorables à l’évolution » est même contradictoire en elle-même : elle signifie le pourcentage de scientifiques favorables à un mythe. Or celui qui soutient les mythes n’est pas un savant, comme nous l’avons expliqué dans « Enlever la suie ».

Que la paix et la miséricorde de Dieu soient sur vous.


Source : Site officiel du Dr Eyad Qunaibi.